De quelques opérations immobilières prévues dans le Contrat de quartier…

Nos remarques sur quelques-unes des opérations immobilières prévues dans le projet de programme du Contrat de quartier…

Hôpital Saint-Pierre et îlot Bordet

Le CPAS veut utiliser le Contrat de quartier pour réaliser un “Masterplan” (plan urbanistique) sur les bâtiments de l’institut Bordet, en instance de déménagement d’ici 2020, et sur les îlots de l’hôpital Saint-Pierre.

➔ Il appartient aux institutions d’entretenir leurs biens, des budgets sont disponibles à cet effet. Il appartient donc au CPAS de financer tout ce qui touche à l’hôpital Saint-Pierre, sans utiliser les fonds du Contrat de quartier.

[ Référence dans le dossier de base du Contrat de quartier : 1.1 ]

Bains de Bruxelles

La rénovation des cabines de bains-douches de la rue du Chevreuil est une bonne chose, bien qu’on puisse s’étonner que cela ne soit pas financé directement par la Ville, qui est censée les entretenir sur ses budgets.

➔ Nous demandons une clause prévoyant des tarifs sociaux, dont l’instauration d’un accès gratuit pour les SDF.

[ Référence dans le dossier de base du Contrat de quartier : 1.5 ]

Local associatif pour jeunes

La Ville propose de créer un local pour l’Unité des scouts des Marolles et d’autres associations, dans les garages du Logement Bruxellois, rue de la Philanthropie. L’Unité des scouts est demandeuse d’un local, mais pas spécialement de celui-ci, tant qu’il reste adapté à leurs activités. Par contre, ces locaux paraissent tout indiqués pour accueillir la déchetterie (lire par ailleurs), que ce soit par leur taille, leur hauteur de plafond ou leur proximité avec le Vieux Marché.

➔ Nous demandons de trouver un endroit plus adapté pour ce local associatif pour jeunes (par exemple, le local prévu en opération de réserve dans l’îlot Faisans), et de conserver les garages du Logement Bruxellois comme espace potentiel pour la déchetterie, en attendant l’aboutissement d’une étude sur la gestion des déchets dans le quartier.

[ Référence dans le dossier de base du Contrat de quartier : 1.6 ]

Restaurant à économie sociale

Il existe déjà plusieurs restaurants sociaux dans les Marolles (“Nativitas”, “Samaritaine”, “Poverello”…). Pourquoi en créer un nouveau ? Le projet présenté est extrêmement flou, pas même de lieu ni de porteur de projet identifiés : pour un budget de plus d’un million d’euros c’est un comble ! Les quelques éléments rendus publics (repas biologiques à 10-11 euros, dans un cadre design doublé d’un travail sur le mobilier d’intérieur) laissent pourtant penser que ce restaurant, sous couvert d’économie sociale et de formation professionnelle, vise plutôt à attirer “ceux qui ont les moyens d’aller ailleurs” (Ahmed El Ktibi, président du CPAS, dans “La Libre Belgique”, 27/11/2017), ce qui ne s’apparente pas aux objectifs d’un restaurant social mais plutôt à une concurrence déloyale aux restaurateurs du quartier (ici, le personnel serait composé de statuts Article 60).

➔ Nous préconisons plutôt une action soutenant l’action des restaurants sociaux existants (fournir plus de repas et de meilleure qualité) et la création d’une cuisine de quartier pouvant fournir des repas qualitatifs aux écoles et maisons de repos des Marolles, où nos enfants et nos aïeux sont souvent bien trop mal nourris !

[ Référence dans le dossier de base du Contrat de quartier : 1.7, 5.6 ]

Rénovation de la façade de l’église des Minimes

Que vient faire cette remise en état d’une façade d’église dans un Contrat de quartier ? “Parce que quelqu’un l’a demandé”, nous a répondu l’échevin sans plus de précision. Mais elle est hors du périmètre du Contrat de quartier… “Oui mais elle sera financée par d’autres fonds.”

➔ De deux choses l’une : soit cette rénovation utilise des fonds du Contrat de quartier et c’est anormal, soit elle est financée par d’autres fonds et elle n’a donc rien à faire dans ce dossier de base dont elle ne fait que compliquer la lecture et la compréhension.

[ Référence dans le dossier de base du Contrat de quartier : 1.9 ]

Clause sociale

Les pouvoirs publics doivent saisir l’occasion d’un Contrat de quartier pour créer de l’emploi local, non seulement à travers les projets socio-économiques mais aussi dans les opérations de construction et d’entretien de l’espace public.

➔ Nous demandons l’insertion d’une clause sociale dans le cahier des charges de chaque projet, afin de faire appel tant que possible aux ressources du quartier (ouvriers en insertion socioprofessionnelle, jeunes en formation, personnes sans emploi). Pour ce faire, une partie du budget alloué à la mise à l’emploi devrait être confiée à un projet qui prépare de la main d’œuvre locale pour la phase de mise en œuvre (chantiers).

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