Le Pianocktail reste dans ses murs

Dans le n°4 du Pavé, les occupants du Pianocktail, situé au 304 rue Haute, racontaient leurs démêlés avec leur bailleur, le CPAS de la Ville de Bruxelles. Ce lieu unique allait-il fermer ?

Depuis, plus de nouvelles… Par hasard, je rencontre Pierrot, un des occupants du Pianocktail. Il me propose de venir le jour de sa permanence. Le dimanche 17 février, j’y entre. Ma première question concerne leurs craintes de ne pas voir leur bail renouvelé. “Nous avons rencontré les représentants du CPAS. Nous leur avons présenté notre projet. Ils l’ont accepté et nous avons signé un nouveau bail de 9 ans. Le seul bémol, le loyer est passé de 50€ à 200€”, me répond-il.

Il me parle de l’assemblée participative, pivot de l’organisation, qui a lieu le deuxième mardi du mois et est ouverte à tous ; des ateliers gratuits où il suffit d’être intéressé pour participer : dessin, peinture, théâtre, musique, tricot, etc.

Les arômes qui émanent des plats que Sema prépare dans la cuisine me font saliver : un pain de viande végétarien, une salade d’allumettes de céleri rave et d’autres préparations pour 4€. À quoi il faut ajouter 2€ pour le dessert et 1 ou 2€ pour les boissons. Je me laisse tenter et c’est succulent.

L’ambiance est agréable. Des tables au comptoir, bénévoles et clients vont et viennent, choisissent la musique. On discute, mange, boit, lit, certains font des mots croisés, d’autres regardent l’exposition de photos.

Le piano me fait rêver au cocktail qu’un musicien ou qu’une musicienne me préparerait en laissant courir ses doigts sur le clavier. Je suis très heureuse d’être entrée au Pianocktail, j’y retournerai et j’y convie toute personne en quête d’un lieu où elle peut être elle-même.


• Nicole

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