Le Vieux Marché, grand oublié du déconfinement

Et le Vieux marché dans tout ça ? Lui qui a vu défiler sept rois et 83 gouvernements belges, lui qui a traversé deux guerres mondiales et survécu à un projet de parking souterrain… le voilà aux abonnés absents depuis plusieurs semaines. Éclipsé par le confinement. Oublié par le gouvernement, comme tous les marchés du pays. Quand pourra-t-il revenir sur la place du Jeu de Balle ? Et comment pourra-t-il traverser la crise sanitaire, lui qui est au cœur d’un véritable écosystème social et économique ?

« Le premier jour de suspension du marché, c’était le samedi 14 mars », se rappelle Bernadette Lauzin, marchande de textile vintage sur le Vieux Marché. « Je suis allée jusque là. Sans réfléchir. J’ai traversé la ville déjà vide. Nous nous sommes retrouvés une poignée. Je trouvais ça surprenant, intéressant. Cette brutale suspension… Il faisait beau, le lendemain aussi. Et tous les jours suivants… C’était la première douleur. On attendait tous l’embellie. Après deux mois et demi de pluies intermittentes et de vent quasi constant. Et l’embellie était là, sans nous. »

Le printemps a été précoce cette année, et le soleil au rendez-vous. Mais ce qui brille depuis lors sur la place du Jeu de Balle, c’est l’absence du Vieux Marché. Arrivé ici le 15 mars 1873, il y bat le pavé tous les jours (et depuis 1919, même le dimanche). C’est l’un des rares marchés de brocante et d’antiquités au monde à se dérouler 365 jours par an. Seul le « lockdown » de 2015 (suite aux attentats de Paris) l’avait arrêté l’espace de quelques jours… Comment exprimer l’étrange sensation que provoque son absence depuis le 15 mars 2020, 147 ans jour pour jour après son arrivée sur cette place avec laquelle il est intrinsèquement lié ?

« Quand je ne suis pas ici, je ne me sens pas bien. Alors je viens souvent, pour arroser les plantes, m’occuper en faisant des petits travaux de rafraîchissement », dit Besim Ramuka, tenancier d’un des bistrots de la place, le Volle Brol. « Ce qui me manque le plus ce sont les clients et le marché. » Danho Beth-Kinne tient l’un des bars voisins, le Pavé. Lui aussi vient régulièrement sur la place, « pour voir si tout va bien ». Il y croise des échoppiers qui tournent en rond, désemparés, entre les quelques camions stationnés depuis un mois et demi, remplis de marchandises. 

Avec la gestion du bar familial, Danho cumule deux autres métiers : vide-grenier et échoppier sur le Vieux Marché. Du jour au lendemain, sa vie et celle de ses proches a été complètement chamboulée. « Au début du confinement, on a encore vidé quelques greniers, mais comme on ne peut plus rien écouler nos dépôts sont maintenant remplis et on ne peut plus rien faire. » Ils sont environ 200 marchands et vide-greniers à détenir un abonnement au Vieux Marché, sans compter les “volants” qui payent à la journée, et tous les ouvriers qui travaillent pour des échoppiers ou des vide-greniers. Pour une grande partie d’entre eux, le Vieux Marché est l’unique source de revenus et la crise actuelle une catastrophe. 

Réouverture des commerces, interdiction des marchés

La question qui est sur toutes les lèvres : quand le Vieux Marché pourra-t-il revenir ? Et sous quelles conditions ? Pour l’instant, les échoppiers n’ont reçu aucune nouvelle. « Il n’y a aucune date envisagée pour la relance du Vieux Marché », dit Bernadette après avoir elle-même contacté la cellule marchés de la Ville de Bruxelles. « Il y a un flou qui provient du fait que le Conseil national de sécurité (CNS) n’a pas tranché, ou en tout cas n’a pas communiqué sur la question de la réouverture des marchés », nous dit-on au cabinet de Barbara Trachte, la Secrétaire d’Etat régionale chargée de la Transition économique. « C’est à ce niveau de pouvoir que la décision doit être prise. » 

Le secteur, qui concerne environ 20.000 marchands ambulants dans le pays, fait en effet partie des oubliés des mesures de « déconfinement » (avec les maisons de repos, la culture…) annoncées le 24 avril par le CNS. L’État n’a pas eu un mot pour eux. Ce qui les met en colère, d’autant que les commerces, eux, ont désormais la perspective d’une réouverture le 11 mai, quelle que soit leur taille. Or, si l’État est prêt à rouvrir des centres commerciaux (y compris « en plein air », comme par exemple la rue Neuve) où s’entasseront immanquablement des milliers de personnes, comment expliquer que les marchés soient interdits ? « Pourquoi les grandes surfaces et pas nous ? Le risque est moins grand sur les marchés que dans les supermarchés ! », s’emporte Léonard Monami, président de la Fédération nationale des commerçants ambulants (Fenaca). Dans la gestion de la crise sanitaire, il semble bien que les lobbies des entreprises, des commerces et des grandes enseignes pèsent de tout leur poids. 

« Nous n’avons pas eu de consigne claire du Fédéral », confirme Fabian Maingain, l’Échevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles. « Actuellement, nous ne savons pas si les marchés, et par exemple les marchés non-alimentaires comme celui du Jeu de balle, sont considérés comme ‘tout type de commerce’ et donc peuvent potentiellement ouvrir le 11 mai, ou si ils sont reportés à une date ultérieure. » La réponse du Fédéral est tombée le 30 avril, quelques heures après cet interview, avec la publication d’un arrêté ministériel confirmant que les marchés restent interdits jusqu’à nouvel ordre. 

Mais comment comprendre alors que le marché hebdomadaire de Silly vient de reprendre son activité ? Qu’à Namur et en région liégeoise, la reprise des marchés alimentaires en plein air est également annoncée ? Et que la même mesure est envisagée par la Ville de Bruxelles ?… En fait, dans le grand chaos institutionnel qu’est la Belgique, certaines communes prennent les devants. Car si les marchés alimentaires sont interdits par l’État pendant le confinement, les autorités locales peuvent évoquer des « cas d’absolue nécessité » pour y faire exception. Et on s’en doute, cela s’opère sous conditions : port de masques et de gants, désinfection des mains, pose de barrières pour organiser des files d’attentes, interdiction du self-service, organisation d’un système de précommande, recommandation d’éviter l’argent liquide… 

Le cas épineux du Vieux Marché

Mais quid des autres marchés : textile, artisanat, art, braderies et autres brocantes ? Concrètement, il ne paraît pas plus compliqué d’y canaliser les flux et d’y espacer davantage les exposants, même si cela ferait perdre beaucoup de leur charme, comme le craint Besim qui imagine le Vieux Marché entouré de barrières et avec un sens de circulation pour les chineurs. Cela ne serait pas non plus sans incidences sur l’âme et sur les particularités d’un marché comme celui du Jeu de Balle, car cela reviendrait à y limiter le nombre d’exposants au moins pour les jours de grande affluence. Gageons que des systèmes de rotation entre échoppiers seront mis en place pour éviter de laisser quiconque sur le carreau.

Ce qui est plus épineux, c’est que personne ne semble maîtriser réellement la durée de vie du Covid-19 sur les matières. Des analyses scientifiques ne cessent de se contredire à ce sujet, et on ignore pendant combien d’heures ou de jours le virus reste infectieux.

Or, le propre d’un marché aux puces, c’est que les arrivages y sont réguliers, les marchandises variées et toujours de seconde main. C’est aussi qu’on n’y va pas pour acheter des produits pré-commandables, mais pour y rechercher l’imprévu et l’improbable. C’est, enfin, que le chineur est guidé par son regard qui l’amène, au gré de ses déambulations, vers des objets qu’il lui faudra inévitablement toucher, palper, renifler, essayer…

« Ce n’est pas comme acheter des pommes. Ici, les gens doivent prendre les objets en main pour juger leur qualité et leur état », dit Danho. Dans ces conditions, quelles précautions prendre pour éviter la contamination des marchands et chineurs ? « Si la Ville pouvait mettre à disposition du public des gants, des poubelles et du gel désinfectant, ce serait bien. Mais c’est inimaginable de mettre un objet en quarantaine à chaque fois qu’il a été touché par quelqu’un ! » Besim, lui, doute de l’utilité des gants : « Ils protègent les mains de la personne qui les porte, mais ils transportent aussi le virus. Il faudrait changer de paire à chaque fois qu’on touche un objet… »

Reste aussi la question du mode de paiement. Au Vieux Marché, chaque achat est négocié, les prix peuvent aller de 50 cents à plusieurs milliers d’euros selon l’objet, et des terminaux Bancontact seraient peu praticables et trop onéreux pour nombre de marchands ambulants… On n’imagine donc pas un instant l’abolition de l’argent liquide. « C’est le seul mode de paiement sur le marché. Rien d’autre n’est raisonnablement envisageable », insiste Bernadette. 

Déconfiner le Vieux Marché, sans l’aseptiser

Une approche sanitaire stricte ferait de la réouverture du Vieux Marché un véritable casse-tête qui renverrait le problème à après la disparition du Covid-19, dans un an ou deux… Sauf que l’approche fédérale du « déconfinement » ne tient que très partiellement d’une logique sanitaire, et qu’elle mène chacun à chercher à se faufiler dans les zones d’ombres et les contradictions d’un « retour à la vie normale » qui n’en sera pas un. 

Dans le contexte actuel, plein d’incertitudes et d’injonctions contradictoires, qui pourrait comprendre qu’en Belgique on rouvre des zones commerçantes comme la rue Neuve pendant que rien n’est entrepris pour relancer des activités aussi essentielles que celle du Vieux Marché ? Poumon social et économique des Marolles, il irrigue tout le quartier et bien au-delà : des dizaines d’artisans, brocanteurs, antiquaires, magasins et établissements Horeca attendent son retour pour pouvoir eux-mêmes se relancer (lire notre encadré ci-dessous). Sans sa présence, le Jeu de Balle ne serait plus qu’un fantôme.

Si l’on ne veut pas en arriver là, il faut s’atteler sans plus attendre à trouver des solutions. À la Ville de Bruxelles, on reconnaît être concentré pour l’instant sur la réouverture et la réorganisation des marchés alimentaires. Mais Fabian Maingain se veut rassurant : « il est certain qu’on ne pourra pas interdire complètement l’usage du cash sur les marchés », promet-il notamment, garantissant par ailleurs que si la Ville devait adapter le fonctionnement du Vieux Marché, elle le ferait « en concertation avec les marchands. » 

« J’aime ce travail parce que j’aime le faire et le défaire chaque fois, parce que je ne m’installe pas, parce que je n’achète pas le sol, parce je l’utilise le temps nécessaire à ma survie », dit Bernadette, qui travaille là depuis près de 40 ans. « J’aime ce travail parce que le sol, c’est celui de cette place. Une dimension vaste mais humaine. Une situation centrale mais aérée. Une population qui, malgré quelques rares éclats, malgré les origines, les âges, les sexes différents, partage ce besoin essentiel, vital, non négociable de liberté. Voilà ma plus grande crainte… Que cette catastrophe nous enferme encore davantage dans un quotidien tracé, localisé, cerné, identifié… »

En 2014, la mobilisation contre le projet d’un parking sous la place du Jeu de Balle a rappelé l’attachement très large des Bruxellois à ce lieu et à cette activité, justement parce que c’est un des rares endroits où l’on peut encore faire des trouvailles et des rencontres imprévues et improbables. 

Bien plus qu’un folklore, un patrimoine ou une attraction touristique, le marché du Jeu de Balle est le cœur d’un écosystème vivace qui se maintient depuis un siècle et demi grâce à des équilibres particuliers. Sans ses brols, ses bonnes affaires et sa diversité, il ne serait plus que l’ombre de lui-même. Or, l’épidémie actuelle pose une équation complexe qui pourrait mettre en péril ces équilibres : comment relancer un marché qui soit “aseptisé” au sens propre (prendre des précautions pour ne pas devenir un foyer d’infection) mais pas au figuré (préserver la diversité des marchands et des marchandises) ? Si on veut retrouver le Vieux Marché au plus vite et sans qu’il soit complètement transfiguré, il va falloir être astucieux, mais aussi partir de l’expertise des premiers concernés, et donc impliquer marchands, commerçants et usagers… Et ça tombe bien : l’ingéniosité et la débrouillardise, ça les connaît.

• Gwenaël Breës

Mise-à-jour 18/5/2020 : Mauvaise nouvelle pour le Vieux Marché ! Contrairement à ce que laissaient penser les annonces du gouvernement fédéral faites mercredi, et les directives des ministères de l’Intérieur et de l’Economie publiées vendredi, tous les marchés ne sont pas autorisés à rouvrir… L’arrêté ministériel publié au Moniteur belge pour préciser les décisions du gouvernement, dont les modalités de réouverture des marchés, exclut la reprise des brocantes et marchés aux puces. Le marché de la place du Jeu de Balle étant unique en son genre, le seul d’antiquités et de brocante à se tenir 365 jours par an, il va lui falloir défendre cette exceptionnalité. Une pétition pour sa réouverture a été lancée.

Croquis : Denis Glauden
Photos : An Mertens et Clémence Michaux

« L’Horeca vit grâce au marché.

S’il n’est pas là, ça ne sert à rien. »

En attendant le retour des marchés, comment les marchands ambulants tiennent-ils le coup ? En région bruxelloise, ils ont pu bénéficier d’une prime de 4000 € pour toute la période du confinement. « Il y a des aides mais elles sont disparates sur le territoire », pointe Léonard Monami de la Fenaca. « En Flandre, elles sont plus importantes qu’à Bruxelles ou en Wallonie : c’est injuste, surtout pour une profession qui par définition sillonne le pays. » À Bruxelles-Ville, « ce que nous avons directement fait, c’est annuler la redevance marché annuelle pour ceux qui ont un abonnement à l’année. Et nous essayons de réfléchir éventuellement à d’autres mesures complémentaires », précise Fabian Maingain.

Une grande partie des marchands risque toutefois d’avoir du mal à s’en sortir. C’est aussi le cas des commerces directement liés à l’activité du marché, ce qui est particulièrement prégnant autour du Vieux Marché, dont l’activité quotidienne a influencé toute l’économie environnante. Brocanteurs, antiquaires, magasins de seconde main : tous se fournissent au Vieux Marché. « L’Horeca aussi vit grâce au marché. S’il n’est pas là, ça ne sert à rien d’ouvrir », s’inquiète Danho Beth-Kinne du café Le Pavé. On compte d’ailleurs sur les doigts d’une main les snacks et restaurants restés ouverts dans les Marolles pendant le confinement pour proposer des plats à emporter. Pour l’instant, le personnel Horeca est en chômage technique, mais la crainte est que la réouverture des bars et restaurants soit décrétée avant le retour du marché. Certains envisagent d’ouvrir malgré l’absence du marché, en adaptant leurs horaires. Mais pour quelle clientèle ? « On n’aurait que quelques habitués », pense Besim Ramuka du Volle Brol, « ça ne serait pas rentable. »

« Si ça dure, on ne saura plus payer le loyer »

Dans le quartier, les plus optimistes entrevoient un retour de l’Horeca dans le courant du mois de juin. Mais tout le monde craint les mesures de distanciation qui devront être appliquées. « Il faudra tout le temps refuser à des gens d’entrer et demander aux autres de partir dès qu’ils auront bu leur verre, ça va poser beaucoup de problèmes », pressent Besim. « Les mesures de distanciation vont être difficiles à tenir », pense aussi Danho. « On ne peut pas expliquer le Vieux Marché. C’est un va-et-vient permanent, les gens entrent pour demander un renseignement puis ressortent… » Son bistrot tiendra peut-être le coup parce qu’il s’agit d’un commerce familial, mais dans d’autres établissements le personnel risque de passer à la trappe. « On a perdu cette année des événements comme l’élection de la plus belle moustache ou le Bal national, qui nous amènent d’habitude de belles rentrées. Ca va être difficile de tenir financièrement », ajoute Besim. « Si ces mesures doivent durer, je devrai travailler tout seul pour tenir le coup. Mais ce n’est pas possible pour ceux qui font de la restauration. »

Autour de la place du Jeu de Balle, certains établissements étaient déjà dans une situation critique avant le confinement et risquent de ne pas y survivre. Le bruit circule déjà que trois d’entre eux ne rouvriront sans doute pas. Et le phénomène pourrait s’amplifier. « Nous avons obtenu de la part de la Région une extension des aides pour tous les types de commerces y compris ceux qui avaient dû rester ouverts mais qui avaient un chiffre d’affaire résiduel », dit Fabian Maingain. « Nous continuons à travailler sur une série de mesures telles que l’annulation de la redevance terrasse pour l’Horeca, et nous réfléchissons à des mesures complémentaires au niveau fiscal pour aider les commerçants. » Mais il en faudra plus pour arrêter l’hécatombe qui s’annonce dans l’Horeca. « Notre propriétaire a accepté qu’on reporte le paiement d’un mois de loyer. Le paiement de la TVA est aussi postposé, mais pas réduit. Les factures d’électricité et de gaz continuent à tomber », se désole Besim. « Si ça dure, on ne pourra plus payer le loyer », confirme Danho.

19 pensées sur “Le Vieux Marché, grand oublié du déconfinement

  • 3 mai 2020 à 14 h 03 min
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    Il faut recouvrir le plus vite possible beaucoup de gens se trouvent dans des situations terrible pour se nourir se loger la plupart ne possèdent rien d’autre come revenus pensons à eux j’y ai des amis vite les décideurs pensez à eux et à nous merci

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    • 3 mai 2020 à 16 h 38 min
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      Nous attendons la réouverture du marché,
      Les marchands se trouvent dans des situations terrible.

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    • 5 mai 2020 à 11 h 49 min
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      Bonjour
      vous dite pensez à eux et à nous ?
      c’est ce qu’il font ! près de 8.000 personnes décédé en deux mois plus les gens hospitalisées ?
      faut être sur qu’une deuxième vague n’arrive pas ? car la on serra confiner plusieurs mois ou année ?
      louis

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      • 5 mai 2020 à 15 h 38 min
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        Vous croyez vraiment que le gouvernement pense à la santé des citoyens quand il fait rouvrir tous les commerces d’un coup, grandes surfaces comprises ?

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  • 3 mai 2020 à 15 h 25 min
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    Et que reprenne le marché : tu me manques terriblement.

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  • 3 mai 2020 à 19 h 16 min
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    Il suffit de faire une seule entrée , de contrôler le nombre de personnes Max 80 par exemple . Interdiction de toucher la marchandise. Seul le vendeur la manipule . Paiement cash juste . Le vendeur se désinfecte les mains avant la personne suivante . La sortie est à l’opposé de l’entrée . Qq sort , l’un rentre . 1€ l’entrée ? pour les frais

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    • 4 mai 2020 à 0 h 38 min
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      Interdiction de toucher la marchandise, seul le vendeur la manipule ? Et qu’est-ce que vous faites des bibelots, de la vaisselle, des disques, des livres, revues, cartes postales, badges, couverts, jouets, etc. ? C’est ce qu’un marchand dit dans l’article : c’est impossible, à moins de transformer le Vieux Marché en marché d’antiquité et c’est ce qu’il faut absolument éviter ! Il y a des solutions plus fines à imaginer.

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    • 5 mai 2020 à 15 h 25 min
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      Très bonne idée! plus personne ne semble se souvenir que dans les années 80 il a été question de retirer les pavés pour asphalter la place… bien entendu nous avons lutté contre ça, marchands et amis du vieux marché. une idée géniale fut mise en place: nous avons « parrainé »les pavés,donc chaque pavé ou groupe de pavés avaient un nom, avec cette liste, quelques représentants sont allés trouver le bourgmestre de l’époque et nous avons eu gain de cause! C’est pourquoi les pavés sont toujours là!!
      Véronique Weyergans, marchande ambulante volante dans les années 80.

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      • 5 mai 2020 à 15 h 31 min
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        Mon commentaire n’apporte pas de solution, je veux juste rappeler que beaucoup ont lutté pour sauver ce marché, alors j’espère vraiment qu’une solution peut être trouvée…creusez vous les méninges et rappelez vous que la solution pour le moment ne sera pas forcément idéale mais ce sera mieux…que rien

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        • 5 mai 2020 à 15 h 41 min
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          Il y a eu aussi beaucoup de monde pour défendre le marché en 2014 contre le projet de creuser un parking sous la place. Si le marché est à nouveau en danger, il y aura beaucoup de monde pour le défendre.

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          • 7 mai 2020 à 15 h 00 min
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            Oui, Oui, je m’en souviens, J’avais d’ailleurs signé la pétition à l’époque. C’est bien,il y aura toujours du monde pour défendre ce marché…

      • 5 mai 2020 à 15 h 46 min
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        Mettre des barrières et donc limiter le nombre de visiteurs, c’est déjà ce qu’imagine la Ville de Bruxelles pour la réouverture des marchés, si l’on en croit l’article. Pas besoin de faire payer 1 euro pour ça. Mais il faut trouver un le système pour éviter que le Vieux Marché ne vende plus que des meubles et des fauteuils, mais qu’il puisse continuer à être ce pourquoi beaucoup d’entre nous vont y chiner : un marché de livres, de disques, de photos, de cartes postales, de couverts et de vaisselles, de bibelots… d’objets qu’un vendeur ne peut complètement étaler et nous empêcher de prendre en mains. Cela passe par une solution autour de l’hygiène des mains, par exemple gel obligatoire et disponible à chaque étal.

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  • 3 mai 2020 à 20 h 30 min
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    Profusion de gants et masque pour tout le monde.Lavage des mains gratuits dans les cafés. Gel hydroalcoolique dans les cafés.

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  • 4 mai 2020 à 9 h 28 min
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    Oui, ça devient long, pourvu que l.on retrouve vite cette atmosphère si bien saisie dans les beaux dessins de Denis Glauden !

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  • 8 mai 2020 à 9 h 41 min
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    Il faut veiller à ce que le autorités ne profitent de cette catastrophe pour poursuivre leur projet immobilier – nous attendons le retour du marché avec impatience!

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  • 22 mai 2020 à 1 h 12 min
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    Même si le marché ne fonctionne pas, le boulot ne manque pas.
    Si nous metions ce temps à profit pour diminuer les déchets abandonnés sur la place ?

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  • 24 mai 2020 à 19 h 09 min
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    SOMMES TOUS IMPATIENTS DE REVENIR CHINER PLACE DU JEU DE BALLE COMME SUR TOUTES LES BROCANTES DU ROYAUME ….. PATIENCE CAMARADE .

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  • 2 juin 2020 à 21 h 13 min
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    fini les brocantes,au moins j,usquau 31 aout inclus et en esperant qu,il ne supprime pas le paiement en cash,sinon on est dans la merde

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